En 2009, Fernand BEYENE avait déjà alerté les autorités locales à travers un article de presse et des interviews radios sur la souffrance des mineurs isolés et le danger de laisser errer des jeunes dans les rues à Mayotte. « La crainte d’un appel d’air des clandestins par la construction d’un centre est moins grave que la délinquance qui résultera de l’abandon de ces derniers dans nos rues. Les jeunes doivent aller à l’école. Clandestins ou pas, il faut respecter la loi qui oblige les jeunes de 06 à 16 ans à être scolarisé pour faire reculer la délinquance et en faire des citoyens intégrés. » avait-il alors souligné. Quatre ans plus tard, Mayotte compte une délinquance juvénile sans cesse en croissance : une progression supérieure à 11% entre 2011 et 2013, 7458 faits de délinquance en 2013 (Source préfecture) dont 36% serait le fait de mineurs. En 2014, une progression derechef de 7% venait marquer les esprits avec une réalité : la délinquance ne recule désormais plus à Mayotte.

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